L’UNSA PERSISTE ET SIGNE !

Vendredi 27 juillet, nous diffusions une vidéo afin d’expliciter ce que seront les conséquences de l’arrêt de Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) dans l’affaire ville de Nivelles (Belgique) / Rudy Matzak. Elle a été visionnée plus de 2000 fois.
Nous avons reçu de nombreux remerciements pour la clarté des explications mais aussi bon nombre d’attaques en règle de certaines organisations syndicales et de leurs responsables nationaux.

Nous n’en retirons pas une miette et nous maintenons l’intégralité de notre analyse : l’application en France de cet arrêt n’aura pas que des effets positifs !

Les premières conséquences se font déjà ressentir avec l’application des repos de sécurité tous statuts confondus qui constituent bel et bien une nouveauté dans le SDIS 95, directement liée à l’application de cet arrêt.

Mais le pire reste à venir :
• Oui, à terme c’est la fin du double statut pour les SPP en « G24 » et une baisse drastique pour les autres SPP et les PATS.
• Oui, tous les SPV seront concernés.
• Non, cet arrêt ne fait pas de l’astreinte une vérité absolue pour les SPV car, jusqu’à preuve du contraire, Rudy MATZAK a été reconnu comme « travailleur » alors qu’il était en astreinte à 8 minutes.
• Oui (et heureusement !) cela créera un peu d’embauche de SPP pour compenser un peu, mais jamais à la hauteur du potentiel perdu.
• Alors oui, la couverture opérationnelle va encore baisser pour les Val d’Oisiens !

Quelle ironie de voir les organisations syndicales, qui ont toujours combattu le volontariat, demander aujourd’hui aux Directeurs de « faire éditer rapidement un document concernant les nouvelles règles à respecter » pour mieux protéger ces mêmes SPV. Et quelle honte de voir certains responsables nationaux donner des leçons sur la santé et la sécurité aux agents alors qu’eux-mêmes montent des garde SPV postées dans le SDIS voisin !

L’UNSA INTERPELLE PARLEMENTAIRES ET ÉLUS

Fort de ce constat, nous avons interpelé tous les députés et sénateurs du Val d’Oise, la Présidente du Conseil Départemental ainsi que tous les administrateurs du SDIS et en premier lieu le Président.

Pour l’UNSA-SDIS 95 nous sommes face à une situation grave et un silence coupable de l’Administration qui anticipe l’application d’un arrêt qui, aujourd’hui, ne s’impose pas à la France.

Alors qu’une petite partie seulement des mesures sont appliquées, les EJG sont totalement dégradés, la population est mal protégée et des agents disponibles ne peuvent plus poser leurs gardes.

DES NOMINATIONS DE SERGENTS PLUS TÔT

Suite à leur réussite au concours interne, les dix premiers lauréats ont reçu leurs arrêtés de nomination de sergent stagiaire à compter du 9 juillet 2018 alors que leur formation a débuté le 6 juin. Or l’article 7 du décret 2012-521 portant statut particulier du cadre d’emploi des sous-officiers SPP précise que la nomination intervient avant la formation d’adaptation à l’emploi.

L’UNSA-SDIS 95 a donc pris contact avec l’Administration qui a rectifié le tir.

Ainsi, un arrêté modificatif sera pris pour tous, avec nomination au 6 juin pour la première vague de sergents. La deuxième vague sera quant à elle nommée au 24 septembre 2018.

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