UN PETIT PARFUM DE SCRUTIN !

Il y a comme un parfum de scrutin qui flotte : des communiqués qui pleuvent, des réunions d’informations syndicales qui se multiplient et des propos qui relèvent du mensonge, de l’outrance voire de l’incompétence.

Depuis les élections de 2014, l’UNSA-SDIS 95 est au travail et garde le cap :

  • Deux à trois réunions par an dans tous les centres mixtes du SDIS 95, et pas seulement les années d’élections !
  • Plus de 30 communiqués d’information en moyenne par an.
  • Des positions claires, affichées et consultables sur notre site internet.
  • 37 agents défendus par l’UNSA, qui a également assuré la défense d’agents dans la moitié des conseils de discipline.
  • 7 manifestations (locales et nationales), 108 jours de permanence syndicale, 42 jours de formation, 149 réunions avec l’Administration, une présence dans toutes les instances et dans tous les groupes de travail, etc.

Mais surtout, ce sont 26 membres du bureau qui travaillent, qui se forment, qui sont compétents sur les dossiers et mobilisés pour défendre au mieux tous les agents du SDIS 95.

LE CAILLOU DANS LA CHAUSSURE, C’EST LA COMPÉTENCE !

Nous avons également pu lire « pour qu’une décision de l’administration soit retoquée, il faut une unanimité de vote des syndicats ». C’est totalement faux !

Au Comité Technique, le vote des organisations syndicales n’est que consultatif. Même lorsqu’un rapport recueille un
avis défavorable à l’unanimité, il doit simplement faire l’objet d’une nouvelle consultation. Et, si à l’issue l’avis reste défavorable, même unanimement, le rapport peut être soumis en l’état au conseil d’administration. C’est l’article 30-1 du décret 85-565 relatif aux comités techniques.

Mieux vaut être compétent sur les dossiers, négocier et obtenir des avancées plutôt que de voter aveuglément contre tout, juste pour la posture, et ne rien obtenir puisque, à la fin, l’Administration peut passer en force !

ET POUR L’AFFAIRE « MATZAK / VILLE DE NIVELLES » ?

Il parait que « Pinocchio n’a qu’à bien se tenir »…
Mais qui dit la vérité aux agents depuis le début ?

L’arrêt « MATZAK » est-il synonyme de mort du double statut ?

OUI, et les syndicats qui ont demandé au SDIS 95 de l’appliquer immédiatement le savent très bien et l’ont eux-mêmes écrit sur leur page Facebook dès la sortie du jugement, en titrant « Mort du double statut !!!! ». L’ont-ils dit à leurs adhérents ? Les membres de leur bureau sont-ils tous simple statut ? Qui tient un double langage ?

L’arrêt « MATZAK » va-t-il avoir des répercussions sur le pouvoir d’achat ?

OUI. De manière pragmatique, c’est de fait une perte sèche pour les agents double statuts. L’UNSA-SDIS 95 reconnait le double statut, les gardes postées SPV et nous l’assumons ! Les SPP et les PATS, comme tout citoyen, ont le droit de souscrire un engagement volontaire et nous n’avons de leçons de morale à recevoir de personne. Mais le risque ne s’arrête pas là. Comment seront financés les recrutements de SPP pour compenser la mort du volontariat ?

Il y a encore beaucoup à dire sur cet arrêt, mais c’est bel et bien l’UNSA-SDIS qui, dès la décision de la cour de justice de l’union européenne, a tiré le signal d’alarme ! Nous sommes cohérents et sans double langage.

Toujours dans le cadre de la sensibilisation des parlementaires sur les effets désastreux qu’aurait cet arrêt, le 15 octobre, nous avons rencontré le sénateur Arnaud BAZIN qui partage nos craintes. Le bras de fer continue !

 

Téléchargez notre communiqué en cliquant ci-dessous :

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