L’UNSA REÇUE PAR LE DÉPUTÉ ANTOINE SAVIGNAT

Le 21 février dernier paraissait l’arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne dans l’affaire « Rudy Matzak / ville de Nivelles ». Si la plupart des syndicats s’en sont félicité, l’UNSA-SDIS de FRANCE a aussitôt dénoncé les dégâts collatéraux que cela pourrait engendrer.

Le 27 juillet l’UNSA-SDIS 95 diffusait une vidéo explicative suivie de plusieurs communiqués pour en décrypter les conséquences sur les agents du SDIS 95 :

  • La fin du double statut pour les SPP en « G24 ».
  • Une baisse drastique du nombre de gardes pour les autres SPP et les PATS.
  • Le même impact sur tous les SPV à terme.
  • Les difficultés pour mettre en place l’astreinte qui ne constitue pas une vérité absolue pour les SPV car, jusqu’à preuve du contraire, Rudy MATZAK a été reconnu comme « travailleur » alors qu’il était en astreinte.
  • Une dégradation de la couverture opérationnelle inédite dans le SDIS 95 et qui ne va pas cesser de baisser pour les Val d’Oisiens voire la fermeture de centres.

Si une partie des agents se montrait incrédule face aux changements majeurs que cela impliquerait, le 6 septembre dernier la Fédération Nationale des Sapeurs Pompiers de France a diffusé un argumentaire confirmant en tout point notre analyse. 

C’est dans ce contexte que le 17 septembre, l’UNSA-SDIS 95 était reçue par le député Antoine SAVIGNAT qui s’est engagé à porter ce dossier et à interpeller le gouvernement sur le sujet.

 

DOUBLE STATUT : L’UNSA PROPOSE

Parmi les premiers effets de l’application prématurée de l’arrêt MATZAK, les PATS double-statuts sont désormais contraints soit de renoncer aux gardes de nuit du dimanche au jeudi, soit de poser une journée de « RTT » le lendemain. Cela a pour effet de diminuer très significativement leur pouvoir d’achat mais aussi de dégrader la couverture opérationnelle de manière inédite dans le Val d’Oise.

Face à cette situation, le 10 septembre 2018 l’UNSA-SDIS 95 a demandé à l’Administration de prendre des mesures urgentes pour fidéliser ces agents au SDIS 95 : incitations pécuniaires, assouplissement de la notion de repos de sécurité, « auto-convention employeur ».

Nous avons également fait une proposition concrète qui pourrait tout à fait être transposée aux sapeurs-pompiers non-logés. Nous vous en reparlerons !

COS : L’UNSA INTERPELLE L’ADMINISTRATION

Au fil de nos réunions d’informations, nous avons constaté de fortes interrogations de la part des agents concernant l’accès aux prestations du Comité des Œuvres sociales (COS). Effectivement, s’il offre des services de qualité, en 2017 le taux de retour du COS a chuté à 76,22 % avec 484.127 euros de subventions du SDIS pour un retour de 369.000 euros de prestations pour les agents du SDIS 95.

C’est pourquoi le 22 juin 2018 l’UNSA-SDIS 95 a interpelé l’Administration pour qu’une étude comparative soit réalisée entre le COS et d’autres organismes d’action sociale.

Le CNAS par exemple, avec une cotisation qui s’élèverait à environ 220.000 euros, propose des prestations plus avantageuses pour les agents du SDIS 95. Peut-être de quoi dégager une petite marge budgétaire pour renforcer le régime indemnitaire des agents…

 

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