[UNSAffichage] il y a suffisamment de sujets graves pour ne pas en inventer d’autres !

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Nous ne sous-estimons aucun danger, mais nous nous refusons à diffuser de fausses informations pour créer de l’anxiété et faire le buzz.

Rappelons que la CGT est la seule organisation sur 4 à tenir ce discours !

L’UNSA-SDIS 95 n’élude aucun dossier car oui, des sujets sérieux seront discutés courant 2019. Nous les abordons avec sang-froid et détermination, mais surtout sans nourrir des craintes infondées. Il y a suffisamment de sujets graves pour ne pas en inventer d’autres !

L’UNSA-SDIS 95 DISAIT VRAI !

L’Administration a souhaité recevoir les syndicats représentatifs dans le cadre d’une réunion commandement / syndicats, ce mercredi 19 décembre 2018 à 16h30.

L’UNSA-SDIS 95, SA et la CGT-SDIS 95 étaient présents.

L’Administration a présenté le projet qui devait nous être remis le 18 janvier, à l’ouverture des négociations.
A l’issue, les organisations syndicales ont pu poser toutes les questions qu’elles souhaitaient.
Tous les points contenus dans notre précédent communiqué sont confirmés !
Il est temps d’arrêter de diffuser des fake news pour jouer sur les peurs et de commencer à travailler sérieusement, tous autour de la table.

Les propositions de l’Administration sont une base de travail sur lesquels nous sommes prêts à négocier. Le calendrier est ambitieux au regard du travail à réaliser.

CONCERNANT LE TEMPS DE TRAVAIL

Comme nous l’annoncions, il est impossible de faire davantage travailler les sapeurs-pompiers du Val d’Oise en unités opérationnelles, notamment au regard des plafonds « temps de travail » et « temps de présence ».

Pour comprendre la difficulté de ce dossier et éviter toute démagogie, il est important d’en appréhender les contraintes réglementaires :

• Le temps d’équivalence de la « G24 » est fixé par le Conseil d’Administration (CASDIS) et ne peut pas être différencié entre logés et non-logés.
• Rien n’empêche de différencier le temps de travail entre logés et non-logés.
• En France un SPP, logé ou pas, est soumis à des plafonds : 1607h de temps de travail et 2256h de présence (décret n°2001-1382 et décret n°2001-623).
• Le décompte des astreintes en temps de travail est illégal (décision du Conseil d’État n° 180941 du 1er juillet 1998).

Ce sont ces deux derniers points qui posent problème dans l’actuelle délibération. Pour résoudre cette équation complexe, il existe plusieurs solutions et l’Administration nous a transmis la sienne.

Concernant les agents logés :

Forts de l’expérience de 2015, nous savons qu’il y a un grand écart entre le temps de travail théorique et la pratique. Après avoir effectué des simulations sur des plannings de CIS très différents, les résultats sont plutôt rassurants.

Pour l’UNSA-SDIS 95, la proposition de l’Administration constitue une base de travail. Dans l’attente que nous consolidions nos simulateurs, nous vous invitons à appliquer les décomptes proposés par l’Administration (G24 = 16 et astreintes =0) à votre planning 2018, puis à comparer le temps de travail obtenu avec le plafond de temps de travail visé de 1607 heures.

ET LE DISPOSITIF « PROPRIÉTAIRE-OCCUPANT » ?

Comme nous l’annoncions, il s’agissait d’une fake news supplémentaire…
NON, il n’a jamais été question de supprimer le dispositif « propriétaire/occupant » aux agents qui en bénéficient !

Ce dispositif fait partie de l’histoire de notre SDIS. Les agents ont été encouragés à y entrer et il est inimaginable d’y mettre fin. L’Administration l’a clairement reconnu !

L’Administration a même confirmé que les agents déménageant et/ou ayant un « accident de vie », pourraient réintégrer le dispositif. Encore une fake news !

OUI, l’Administration a, à nouveau, fait part de son souhait « d’arrêter d’alimenter la pompe » ; sujet évoqué il y a plus d’un an et régulièrement abordé lors de nos visites dans les CIS…
Ce dossier doit être traité avec sérieux et sans démagogie car il pose la question du dispositif logement à très long terme et donc de la sécurisation des agents.

L’UNSA-SDIS 95 est porteuse d’un projet plus large, basé sur la date d’entrée dans le SDIS 95, en y incluant tout agent recruté alors que le dispositif leur était ouvert. Mais il y a bien d’autres points de négociations encore !

ENFIN LA SITUATION DES NON-LOGÉS VA ÉVOLUER !

Rappelons que l’UNSA-SDIS 95 est la seule organisation à avoir porté plusieurs propositions pour les non-logés durant les 4 dernières années.

Courant 2018, l’Administration nous avait promis d’ouvrir des négociations en 2019, force est de reconnaitre que cet engagement est en bonne voie. Il y aura évidemment des négociations au regard de nos revendications :
• Un temps de travail moindre que les agents logés
• Pas d’astreinte
• IAT (ou IFTS) au taux 8

Concernant le temps de travail :
Là aussi, il faut tenir compte de l’expérience de 2015 et du grand écart entre le temps de travail théorique et la pratique. C’est encore plus vrai pour les non-logés !
Les premières simulations montrent des impacts très variables, parfois positifs mais parfois non, avec 3 gardes supplémentaires par rapport à 2018.

Concernant le régime indemnitaire :
En cohérence avec nos revendications, nous demandons un taux d’IAT (ou IFTS) plus élevé. De plus nous ferons une proposition innovante pour prendre en compte les disparités territoriales.

Pour l’UNSA-SDIS 95, là aussi la proposition de l’Administration constitue une base de travail. Sur laquelle nous aurons des revendications.

PLUS DE 100 000 INTERVENTIONS !

Là encore, aucune surprise, les embauches étaient annoncées de longue date !
En tenant compte des réalités, et sans partir dans une inflation démagogique du syndicat qui proposera le plus gros chiffre, l’UNSA-SDIS 95 revendique 70 embauches (chiffre annoncé dès le mois de juin !).

Nous demandons également une hausse d’EJG sur certaines unités en fonction de leurs spécificités (cellules, spécialités, activité opérationnelle, etc.).

A l’issue de la réunion, l’UNSA-SDIS 95 a interpellé l’Administration sur l’activité SUAP qui explose. Dans certaines unités, l’activité devient insoutenable.

Pour l’UNSA-SDIS 95 la situation est claire :
1. Les carences déguisées sont reparties de plus belle.
2. Le SAMU ne tient absolument pas compte des bilans réalisés par les équipages.

L’UNSA-SDIS 95 a déjà initié deux manifestations sur ce sujet et n’exclut pas un acte 3, début 2019, qui nécessitera la mobilisation du plus grand nombre !
Pour l’UNSA-SDIS 95, la problématique SUAP occupe une place prépondérante dans le mal-être des agents.
ositif leur était ouvert. Mais il y a bien d’autres points de négociations encore !

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